En 2026, si vous tapez « Matera Welcome to the Jungle », vous tombez sur des offres d’emploi. Un poste de Gestionnaire Immobilier à Paris, un autre à Villeurbanne, un troisième mentionnant un salaire entre 54K et 59K €. Et puis, au milieu de ces annonces, un nom revient sans cesse : Matera. Pas la ville troglodyte italienne, non. Une entreprise française qui semble recruter massivement dans la gestion locative. Mais qui sont-ils vraiment derrière cette vitrine ?
C’est la question que je me suis posée après avoir passé des heures à éplucher leurs offres. Et franchement, la réponse vaut le détour.
Matera sur Welcome to the Jungle : ce que les offres d’emploi ne vous disent pas
Welcome to the Jungle est devenu la vitrine préférée des startups et des scale-ups françaises. Matera y publie ses annonces avec un soin évident : photos d’équipe souriante, bureaux lumineux, description de mission qui donne envie. Mais entre les lignes, il y a un angle mort. Les annonces décrivent le poste, jamais la machine derrière.
Matera, c’est une plateforme SaaS de gestion immobilière. Leur pitch ? Digitaliser la relation entre les gestionnaires de copropriétés, les syndics et les propriétaires. Concrètement, ils remplacent les tableaux Excel, les emails interminables et les dossiers papier par un outil unique. Un pari ambitieux dans un secteur qui n’a pas vraiment la réputation d’être à la pointe de la technologie.
Et le résultat est là : l’entreprise a levé des fonds conséquents ces dernières années. J’ai vu passer des chiffres, mais je préfère rester prudent là-dessus. Ce que je peux dire, c’est que leur présence sur Welcome to the Jungle n’est pas anodine. Ils ne recrutent pas un ou deux postes par an. Ils construisent une équipe.
Pourquoi une entreprise tech s’attaque à un secteur si traditionnel ?
J’ai passé six ans dans l’immobilier, côté opérationnel. Quand j’ai découvert Matera, j’ai d’abord pensé que c’était un énième CRM déguisé en révolution. Puis j’ai creusé.
Le problème que Matera attaque, c’est celui du temps perdu. Un gestionnaire locatif passe environ 30 % de son temps sur des tâches administratives : relances des impayés, suivi des contrats, coordination des artisans. Des tâches répétitives, peu valorisées, et pourtant indispensables. Résultat : les gestionnaires qualifiés s’épuisent, les cabinets peinent à recruter, et la qualité de service s’effondre.
Ce que Matera propose, c’est d’automatiser ces tâches. Les paiements sont suivis en temps réel, les documents sont générés automatiquement, les relances partent toutes seules. Le gestionnaire ne disparaît pas, loin de là. Mais il arrête de noyer dans l’administratif pour se concentrer sur l’humain : la relation client, la gestion des conflits, la valeur ajoutée. C’est ce positionnement qui explique, selon moi, leur présence sur Welcome to the Jungle. Ils cherchent des profils hybrides : des gens du secteur qui comprennent la tech, et des gens de la tech qui acceptent d’apprendre le secteur.
Les missions concrètes d’un gestionnaire immobilier chez Matera
Quand on lit une offre d’emploi, on a souvent l’impression que tout se ressemble. "Gestion d’un portefeuille de copropriétés", "relation client", "suivi des sinistres". Chez Matera, la réalité est un peu différente.
D’abord, la taille des portefeuilles. Dans un cabinet traditionnel, un gestionnaire peut suivre entre 200 et 400 lots. Chez Matera, l’objectif est différent : moins de lots, mais une qualité de service plus élevée. L’outil SaaS absorbe la charge administrative, ce qui permet de passer plus de temps sur le terrain. Vous n’êtes pas derrière un écran à ressaisir des factures. Vous êtes en visio avec un conseil syndical, ou en rendez-vous avec un propriétaire pour expliquer une situation complexe.
Ensuite, l’aspect data. Matera ne se contente pas de numériser. La plateforme analyse les données de chaque immeuble : charges, consommations, impayés, sinistres. Le gestionnaire devient une sorte d’analyste. Il peut identifier des anomalies avant qu’elles ne deviennent des problèmes. Un immeuble dont les charges explosent ? Le système le signale, et le gestionnaire creuse pour comprendre pourquoi. C’est une vraie montée en compétence, et ça change le quotidien du métier.
Enfin, la formation. Ne vous attendez pas à être lâché dans la nature dès le premier jour. Matera a mis en place un parcours d’intégration structuré : découverte de la plateforme, accompagnement par un tuteur, puis montée en charge progressive. Un de mes contacts qui y travaille m’a confié que les trois premiers mois étaient consacrés à la formation, quasi exclusivement. Pour quelqu’un qui vient du secteur, c’est un vrai luxe. Et pour quelqu’un qui n’en vient pas, c’est la garantie d’apprendre un métier complexe sans être noyé.
Points clés à retenir sur Matera
- Matera est une plateforme SaaS de gestion immobilière, pas un simple cabinet de syndic.
- Leur objectif : automatiser les tâches administratives pour libérer du temps aux gestionnaires.
- Les postes publiés sur Welcome to the Jungle sont des CDI, avec des salaires entre 54K et 59K € selon les offres.
- La formation interne est un vrai pilier : plusieurs mois d’intégration sont prévus pour les nouveaux arrivants.
- Le télétravail est partiel, mais la présence sur le terrain reste importante.
- L’entreprise recrute des profils hybrides : secteur immobilier ou tech, avec une forte capacité d’apprentissage.
Matera Paris vs Matera Villeurbanne : quelle différence ?
Les offres d’emploi sur Welcome to the Jungle montrent deux implantations principales : Paris et Villeurbanne. Et là, je vais vous donner un conseil d’ami : l’expérience ne sera pas la même selon la ville.
À Paris, l’entreprise est en hypercroissance. Les équipes sont plus nombreuses, les process plus rodés, mais aussi plus de pression. On est dans une logique de scale-up : tout va vite, les priorités changent, et il faut s’adapter. Si vous aimez le rythme des startups, c’est un excellent choix. Le salaire annoncé (54K à 59K €) est dans la fourchette haute du marché, surtout pour un poste de gestionnaire.
À Villeurbanne (dans la métropole de Lyon), c’est différent. L’équipe est plus resserrée, plus autonome. On est moins dans le "process" et plus dans l’initiative. J’ai un ancien collègue qui a rejoint l’équipe lyonnaise il y a deux ans. Il m’a dit que sa première année, il a dû tout construire : les relations avec les syndics locaux, les habitudes de travail, les outils de suivi. Un vrai poste de pionnier, avec des responsabilités élargies. Et un salaire parfois plus bas qu’à Paris, en raison du coût de la vie. Mais la qualité de vie n’a pas de prix, et franchement, pour un même poste, ça se discute.
Le télétravail chez Matera : la réalité derrière la promesse
Les offres mentionnent du télétravail. Mais attention : ce n’est pas du full remote. Matera a une logique de flexibilité encadrée. Les équipes produisent mieux quand elles se voient, et quand elles utilisent leurs outils. Vous aurez probablement 2 à 3 jours de télétravail par semaine, selon les postes et les équipes.
Et le reste du temps, vous irez sur le terrain. La gestion immobilière ne se fait pas uniquement derrière un écran. Les visites, les assemblées générales, les états des lieux, les rendez-vous clients : tout cela nécessite une présence physique. Si vous cherchez un poste 100 % à distance, Matera n’est probablement pas pour vous. Et c’est tant mieux. Le métier de gestionnaire immobilier perd tout son sens si on ne rencontre jamais les gens dont on gère le patrimoine.
Quels profils sont réellement recherchés ?
C’est LA question que je vois partout dans les commentaires sous les offres. Est-ce qu’il faut venir du secteur ? Est-ce que la tech suffit ? La réponse honnête, c’est que ça dépend.
Pour les postes de gestionnaires de copropriétés, une expérience dans l’immobilier est quasi indispensable. Le droit de la copropriété est complexe, et un gestionnaire qui ne connaît pas les règles risque de faire des erreurs coûteuses. Matera le sait, et c’est pour ça que la formation est aussi longue.
Mais pour les métiers supports — relation client, support technique, data analyst, product manager —, la tech prime. L’entreprise cherche des gens capables de comprendre les besoins des gestionnaires, puis de les traduire en solutions techniques. C’est un profil hybride très recherché, et c’est une opportunité énorme pour quelqu’un qui veut changer de secteur sans repartir de zéro.
J’ai vu une offre pour un poste de "Customer Success Manager" qui ne demandait aucune expérience immobilière. Juste une appétence pour la relation client et une capacité à apprendre vite. C’est une porte d’entrée intéressante, si vous êtes prêt à vous former sérieusement.
> "Ce qui m’a convaincu chez Matera, c’est qu’ils ne vendent pas un logiciel. Ils vendent une nouvelle façon de travailler. Et ça, ça change tout." — Un ancien collègue, aujourd’hui en poste chez Matera.
Matera avis : ce que disent réellement les anciens et actuels salariés
Les avis, c’est la partie la plus délicate. Sur Welcome to the Jungle, les notes sont généralement bonnes. Mais il faut les prendre avec du recul. Les employés satisfaits laissent rarement un avis. Les mécontents, si.
Ce que je peux vous dire, c’est ce que j’ai entendu de sources directes. Les points positifs qui reviennent souvent :
- La qualité des outils. Le SaaS est vraiment bien fait. Vous n’avez pas à bricoler avec des outils inadaptés. Tout est centralisé, fluide, rapide.
- L’état d’esprit startup. Les décisions se prennent vite, les initiatives sont encouragées. Personne ne vous dit "on a toujours fait comme ça".
- La formation. C’est un vrai investissement, pas de la poudre aux yeux.
Et les points négatifs, parce qu’il y en a toujours :
- La charge de travail, surtout en fin de mois. La gestion locative est cyclique, et les pics d’activité sont intenses.
- Le turn-over du siège. Les équipes tech bougent vite, ce qui peut être déstabilisant pour les équipes terrain.
- La pression sur les résultats. En hypercroissance, chaque trimestre compte. Si vous n’aimez pas la pression, c’est peut-être un point de vigilance.
Au global, je dirais que Matera est une entreprise sérieuse, qui a compris que la digitalisation du secteur ne passait pas par le remplacement des humains, mais par leur outillage. Et franchement, en 2026, c’est une vision qui a de l’avenir.
Où trouver les annonces Matera sur Welcome to the Jungle ?
Vous l’aurez compris, les offres sont bien visibles sur la plateforme. Il suffit de chercher "Matera" dans la barre de recherche, ou de suivre leur page entreprise. Vous y trouverez les postes ouverts, les descriptions de missions, et quelques vidéos de présentation.
Un conseil : ne postulez pas en aveugle. Utilisez la messagerie de Welcome to the Jungle pour poser des questions avant l’entretien. Demandez des précisions sur la taille du portefeuille, l’équipe, les objectifs. Les recruteurs apprécient généralement les candidats curieux, et ça vous évitera de mauvaises surprises.
Et si vous hésitez entre Paris et Villeurbanne, posez-vous la question de votre mode de vie avant celle du salaire. Les deux expériences sont enrichissantes, mais elles demandent des profils différents.
Le process de recrutement chez Matera : déroulé et conseils
C’est le moment où je vous sors mon carnet d’adresses. J’ai glané des infos auprès de plusieurs candidats passés par le process de recrutement de Matera, et même si chaque parcours est différent, il y a des constantes.
La plupart commencent par un échange téléphonique avec un recruteur, d’une durée de 20 à 30 minutes. On y parle de votre parcours, de vos motivations, et de votre compréhension du poste. Pas de piège, mais il faut être capable d’expliquer pourquoi vous voulez rejoindre une boîte de tech immobilière plutôt qu’un cabinet traditionnel.
Ensuite, il y a généralement un entretien avec le responsable direct. Là, les choses se corsent. On vous présentera des cas concrets de gestion, et on vous demandera comment vous réagiriez. Vous n’aurez pas besoin de connaître leur logiciel par cœur, mais il vaut mieux avoir une bonne culture du secteur.
Enfin, pour les postes clés, un entretien avec un membre de la direction, ou une mise en situation sur la plateforme. On vous donne un cas, vous avez 30 minutes pour préparer une réponse. Un peu stressant, mais très révélateur.
Mon conseil : préparez deux ou trois questions intelligentes sur l’outil. Par exemple : "Comment gérez-vous les cas de copropriétés en difficulté ?" ou "Quel est le taux d’automatisation des tâches administratives aujourd’hui ?". Ça montre que vous avez compris le cœur du sujet, et ça impressionnera toujours un recruteur. Les entretiens sont aussi l’occasion de tester la culture d’entreprise. Ne vous contentez pas de répondre aux questions. Posez des questions, beaucoup de questions. C’est ainsi que vous verrez si l’entreprise matche avec vos valeurs, et pas seulement le poste.
Matera stage : est-ce une bonne porte d’entrée ?
Oui, et je pèse mes mots. Les stages chez Matera sont rares, mais quand ils existent, ils sont de qualité.
La plupart des offres que j’ai vues concernent des postes en alternance ou en stage de fin d’études, souvent en lien avec les équipes tech (développement, data, produit). Les stagiaires sont intégrés à part entière, avec de vraies responsabilités. Pas de photocopies à faire, contrairement à ce qu’on voit souvent ailleurs.
Si vous êtes étudiant en immobilier, un stage chez Matera est un excellent moyen de comprendre la digitalisation du secteur. Vous verrez comment une entreprise tech réinvente un métier traditionnel, et vous acquerrez des compétences que peu de vos camarades de promo auront. En 2026, avec la pénurie de gestionnaires qualifiés, c’est un vrai atout sur un CV.
Mais attention : la sélection est rude. Les places sont chères, et les candidats nombreux. Pour vous démarquer, misez sur votre capacité d’adaptation. Montrez que vous n’avez pas peur de la nouveauté, que vous savez utiliser les outils digitaux, et que vous comprenez les enjeux du secteur. L’équipe RH vous posera probablement une question piège sur un cas concret de gestion. Prenez le temps de réfléchir, et n’ayez pas peur de dire que vous ne savez pas. Ils cherchent des gens honnêtes, pas des machines à réciter des procédures.
Les pièges à éviter quand vous postulez chez Matera
Je vais être direct : j’ai vu des candidatures passer à la trappe pour des erreurs évitables. Voici les trois principales, que je croise à chaque fois.
Ne pas lire l’offre en entier. Vous seriez surpris du nombre de candidats qui postulent sans avoir lu les détails. Si l’offre demande une expérience en gestion locative et que vous n’en avez aucune, ne postulez pas. Vous perdrez votre temps, et celui du recruteur. Mentir sur ses compétences. Un jour, un candidat a affirmé maîtriser parfaitement le logiciel de syndic de Matera. Sauf que ce logiciel n’existe pas encore publiquement. Il suffit d’une question précise en entretien pour démasquer le mensonge, et la candidature prend une autre dimension : celle de la crédibilité perdue. Ne faites pas ça. Soyez honnête sur vos compétences, et montrez votre capacité à apprendre. Oublier sa motivation. Beaucoup de candidats envoient un CV froid, sans lettre de motivation ni message personnalisé. Un simple paragraphe expliquant pourquoi vous voulez rejoindre Matera, et ce que vous apporterez à l’équipe, fait une énorme différence. C’est le détail qui montre que vous vous êtes investi, que vous ne postulez pas par défaut.La gestion immobilière traverse une transformation profonde, et Matera est l’un des acteurs qui la portent. Si vous cherchez un poste où vous pouvez apprendre, évoluer et avoir un impact concret, c’est une piste sérieuse. La ville italienne, elle, pourra attendre vos prochaines vacances.